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Le Ventoux

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Météo Quimper © meteocity.com
QUIMPER - LE VENTOUX 2015

 

Quelques photos

La presse :Le télégramme, l'Ouest France

 

Notre périple raconté par Pierre      

 Avec un départ prévu fin mai 2015, le groupe de dix huit cyclotouristes du Q.C.C – deux féminines et seize hommes – s'est élancé de Quimper le samedi 30 mai. Il s'agissait là d'un projet sportif conséquent,en même temps que d'une aventure humaine intéressante.

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Tous, Eugène, Bernard, René, Michel, Jean-Luc, Pascal, Maryvonne, Christian, Philippe,  Alexandre, Yvon, Xavier, Françoise, Alain, Daniel, Jean-Laurent et les deux Pierre, se sont donc mis en route ce samedi matin, pour ce long périple décomposé en six étapes, avec, au lendemain de  l'arrivée en Provence, la montée et un circuit autour du Ventoux. La distance totale,   estimée à 1200 km, proposait un dénivelé global de l'ordre de 11700m. Ces éléments variant chaque jour, respectivement de 160 à 200 km, et de 920m à 2450m. De quoi satisfaire tout le monde !

Sur le plan logistique, il était convenu de pique-niquer tous les midis, en souhaitant une météo favorable chaque jour ; les hébergements de la soirée s'effectuant à l'hôtel, avec repas sur place ou à proximité. Le soutien matériel était assuré par la présence de deux minibus et de deux remorques vélos, conduits à tour de rôle par chaque participant, avec changement des chauffeurs environ tous les 50 km.

La première étape, ralliant Quimper à Savenay, laissait l'impression de se déplacer dans notre terrain de jeu habituel, dans un contexte de paysages et de villages familiers. Une fois franchi les premières bosses du Finistère, le reste de l'étape s'avérait relativement facile, malgré les 200 km à parcourir. La halte de midi, à Saint-Anne d'Auray, permettait  de se reposer et de s'alimenter dans un cadre reposant, avant de remettre le couvert l'après-midi. La ville de Vannes aura été la plus longue traversée urbaine de notre périple. La pause de la Roche Bernard un instant sympathique avec vue panoramique sur la Vilaine. Ensuite, après avoir suivi la voie express par les petites routes départementales et un secteur sans dénivelé, l'arrivée à l'hôtel de la gare de Savenay se faisait à l'horaire prévu. Répartition des chambres, douche pour tous (pas ensemble), pot de l'amitié et repas du soir pour clore la journée. 

La deuxième étape nous conduisait de Savenay à Parthenay. Au réveil des troupes, ciel couvert et temps maussade. Nous faisons tous un peu la grimace. Le temps de consommer le petit déjeuner, de ranger nos sacs et de nous équiper,  nous voilà partis sous un léger crachin. Nous envions un peu Maryvonne et Alexandre qui sont à l'abri dans les minibus. La première pause de la journée a lieu à  Couéron, où, après une heure de route, nous attendons le bac du Pellerin pour franchir la Loire. Nous évitons ainsi toute l'agglomération nantaise. Bel intermède que cette traversée matinale du fleuve, dans un calme très agréable, hormis le bruit du moteur du navire. Pas de reflets de soleil  sur les eaux ce matin.  La deuxième pause se fait à Pont St Martin, pour le changement de chauffeurs.

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Les paysages commencent à se modifier, avec l'apparition de quelques vignes. Nous poursuivons jusqu'à Bazoges, pour le pique-nique du jour, dans une ambiance très humide.
La première difficulté sera la montée du Mont Mercure, en direction de Pouzauges, où nous subiront une forte pluie durant une bonne demi-heure.  La suite de l'étape se déroule aisément, sous un ciel un peu plus clément, et la bonne qualité de l'hôtel de Parthenay ainsi que celle du restaurant voisin réchauffera les coeurs.

La troisième journée nous conduit à Népoulas, hameau situé dans la haute Vienne, entre Compreignac et Ambazac.

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Le temps est plus clément  et nous reprenons donc la route avec davantage d'entrain. Nous traverserons ce jour les départements des Deux Sèvres, de la Vienne et de la Haute Vienne. A Montreuil-Bonin, une déviation pour cause de travaux avec des indications insuffisantes nous fera perdre un temps précieux, et nous arriveront en retard à Vivonne, ou nous attendent Françoise et Pierre avec les minibus. Le repas de midi sera pris à L'Isle Jourdain, dans un endroit agréable retenu par Jean-Laurent. L'après-midi, à Mézières sur Issoire , nous discutons avec des gendarmes qui nous incitent à emprunter une route à grande circulation, avec énormément de poids lourds, en direction de Nantiat. Que nenni !  Nous faisons une dernière petite pause dans le village de Blond, chez « Boulette », pour nous désaltérer, avant notre arrivée à l'hôtel de Népoulas, où, malgré des chambres un peu vieillottes, nous sera servi un très bon repas. 

Le lendemain, c'est le grand bleu ! Après un solide petit déjeuner, nous prenons la route pour Condat, dans le Cantal. C'est un parcours difficile, avec un dénivelé de 2200m et une altitude maximale de 936m. Dès le départ, nous longeons le lac de la Crouzille, sur lequel le soleil matinal crée de superbes effets de lumière. Puis, après la traversée d'Ambazac, nous attaquons les premières rampes de la journée à St Martin Terresus, Peyrat-le-Château, ainsi que sur cette petite route bucolique de Faux-la-Montagne. Les paysages sont superbes. Il fait chaud, et la pause pique-nique, sur les bords du lac du Chammet, est la bienvenue. Mais il faut repartir, en commençant par la montée au Signal d'Audouze, point culminant de la journée, où la Vienne prend sa source. C'est le « plateau de Millevaches », avec ses grands espaces et ses larges panoramas . Un incident mécanique contraint Yvon à suspendre ses efforts pour le reste de l'après-midi. Ensuite, malgré quelques côtes, c'est globalement descendant juqu'à Meymac et Bort-les-Orgues. Pause « ravito » au bout de l'imposant barrage du même nom, dont le lac, alimenté par  la Dordogne, constitue la frontière entre Corrèze et Cantal. La sortie de la localité est pentue, avant de trouver un peu de répit du côté de Champs-sur-Tarentaine . Mais ce n'est pas terminé ! Il faut encore monter à Condat. Plus de 25 km de côtes, par cette magnifique petite route qui emprunte les gorges de la Rhue . Mais quand même, on y arrive. L'on plonge dans Condat, que l'on traverse ; encore un effort d'un bon kilomètre, et le parking de l'hôtel n'attend que nous.

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L'hôtel « le lac des Moines » est très agréable, au bord d'un lac et en pleine nature. Les chambres sont de qualité, et le service restauration de même niveau. Nous y passeront une confortable « soirée étape ».

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La cinquième étape nous conduira de Condat à Langogne , après 160 km de route. Ce sera l'étape la plus pentue de notre périple, avec 2250m de dénivelé. Nous quittons notre hôtel, après une belle photo de groupe au bord du lac et abordons tout de suite la première montée. D'un pourcentage raisonnable, elle constitue un bon échauffement, dans un cadre très plaisant. Peu avant Marcenat, Reun, chauffeur d'un minibus et caméraman de circonstance, nous prend dans son objectif, au milieu des pâturages , au son des cloches des vaches qui y paissent. Et puis c'est le passage du col de la Malmouche (1141m). Arrêt photo obligatoire, dans ce secteur de grands espaces où règne le plus grand calme. Suivent les localités d'Allanche , Neussargues, avec une très longue descente de 20 km ; Talizat où nous effectuons la pause et le changement de chauffeurs des minibus. L'accès à St Flour, perchée sur son piton rocheux, sera un aperçu de ce qui nous attend ensuite. Nous entrons dans la région de la Margeride – Ruynes en Margeride, et surtout Paulhac en Margeride – qui nous amène à 1345m , après une montée d'environ 25 km, dans une campagne désertique de toute beauté. Nous longeons le mont Mouchet, haut lieu de la résistance régionale. Nous modifions nos habitudes et déjeunons cette fois dans une auberge très sympathique de Paulhac.
Nous avons quitté le Cantal pour traverser la Haute-Loire et la Lozère. De fortes grimpées, du côté de Saugues et St Préjet d'Allier,  mettent nos mollets à rude épreuve. Et puis ça se calmera un peu. Une belle dernière grimpette après Laval Atger, et c'est un « grand angle » sur le lac de Naussac qui nous annonce l'arrivée à Langogne. La encore, nous bénéficierons d'un bon hôtel et d'une bonne restauration.

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La sixième étape nous mènera au terme de notre voyage, avant la montée du Ventoux. Avec un dénivelé de 1800m et une distance de 190 km, elle ne sera pas non plus de tout repos. Nous quittons Langogne sous un beau soleil et commençons par un secteur de plat de 12 km, qui nous conduit à Luc. Nous rentrons dans l'Ardèche et l'on remarque très clairement le changement de relief et de végétation. A St Etienne de Lugdarès, nous sommes confrontés à un problème. La route est en cours de réfection, en prévision du Tour de France, et nous devons effectuer une petite distance à pied . Mais les minibus ne peuvent pas passer. Heureusement, ayant pratiqué ce secteur avec Alexandre en 2006 dans le cadre de l'épreuve de l'Ardéchoise, je peux conseiller à nos chauffeurs, Pierre et Xavier, une déviation qui leur permettra de nous récupérer dans l'autre versant du col de Meyrand. Mais il s'agit d'une route étroite, sinueuse et dangereuse.  Les choses se passent bien. Les cyclos gravissent le col du Bez, partage des eaux Atlantique/Méditerranée (1230m) et le col de Meyrand (1371m) , et, comme prévu, nous retrouvons nos véhicules à Loubaresse.  Suit une descente interminable, difficile et fatigante, par Valgorge, Largentière, pour arriver à Ruoms, sur les rives de l'Ardèche, et Vallon pont d'Arc où nous faisons la pause casse-croûte.

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Pour l'après-midi, les choses s'annoncent assez difficiles . La température météo est élevée, et le secteur des gorges de l'Ardèche, malgré la beauté des paysages, présente des pentes sévères. Aussi, au fil des kilomètres, le groupe cycliste s'amenuise t-il quelque peu. Compte tenu des conditions sur cette portion de circuit, il était peut-être bien raisonnable de lever le pied.
Mais à la sortie des « gorges », à Pont-St-Esprit, chacun reprend sa monture, pour un dernier tronçon sans difficultés. Nous entrons en Provence, et plus précisément dans le Vaucluse, par les villages de Mondragon, Serignan du Comtat, Camaret, Rasteau pour arriver à Vaison la Romaine, but de notre voyage. Chacun sachant que « demain sera un autre jour », avec la montée du Ventoux et le retour par les gorges de la Nesque. Nous « récupérons » notre ami Yves-Marie Guichoux, Breton établi à St Paul les Trois Châteaux et ami de Régine et Jean -Marc, qui nous avait déjà accompagnés en 2011 lors de notre précédent voyage . Nous prenons tous ensemble le pot de l'amitié et passons une très agréable soirée.

Le lendemain, c'est le grand jour. Petit déjeuner, préparation de chacun et en route pour  Malaucène, lieu de départ de la montée du Ventoux. Photo souvenir au pied de la pente. Les consignes sont simples : chacun monte à son rythme en essayant de ne pas se mettre dans le « rouge ». Nous prévoyons un regroupement à mi-pente, au niveau de la station de ski du mont Serein. Personnellement , bien que la trouvant aussi difficile que par Bédoin, j'ai toujours préféré la montée par Malaucène, car elle bénéficie d'un meilleur panorama sur toute sa longueur, alors que par Bédoin l'on est enfermé dans la forêt jusqu'au chalet Reynard. Les jambes tournent...plus ou moins vite, le groupe s'étire. Mais tout le monde arrivera au sommet, sous une météo clémente, après la petite pause prévue au mont Serein. Chacun semble heureux de son exercice, qui n'est pas le moindre : 21 kilomètres de montée, 1600m de dénivelé, ce n'est pas rien !

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Moment détente là-haut, pour les photos d'usage et le bénéfice du panorama exceptionnel. Mais dites-donc les cyclos, si c'est le bonheur d'être montés, c'est aussi agréable de redescendre. Alors on y va ! Mais par l'autre côté, destination Sault. Arrêt  minute à la stèle de Tom Simpson, bifurcation à gauche au chalet Reynard, et descente de 20 km vers Sault sur une chaussée récemment refaite. Superbe . Le repas au restaurant Le Louvre, sur la place et sous les parasols, sera un vrai moment de détente.


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Et puis l'on continue par les « gorges de la Nesque », l'un des beaux sites de Provence. Nouvel arrêt au point de vue où l'on peut s'extasier sur les beautés de la nature. La descente la encore d'une vingtaine de kilomètres vers la ville d'Auzon se fera à belle allure dans un cadre magnifique. Nous atteignons Bédoin, cité bien connue des cyclistes, et  abordons le petit col de la Madeleine (451m), avant de revenir  à Malaucène , pour un arrêt et un pot bien mérité.

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Le retour à Vaison la Romaine ne sera qu'une formalité. Nous y passerons une deuxième soirée amicale, où Yves-Marie nous offrira l'apéritif pour fêter son anniversaire. La soirée, et notre voyage se terminant naturellement dans la joie, chacun ayant déjà à l'esprit de nombreuses images de ce qui aura composé cette longue randonnée.

Et demain, ce sera le retour vers notre Bretagne bien connue….

 

                                                                                                                                                                                                                                                            P.Balanec